Les débris spatiaux, véritable pollution extra-atmosphérique

Actuellement un grand nombre de débris provenant de divers engins spatiaux sont en orbite autour de notre planète. Selon la NASA le nombre de ces objets ou fragments de plus de 10 cm serait estimé à plus de 22 000, mais en comptant les fragments plus petit on en dénombrerait plusieurs millions.

Ces objets peuvent être des satellites désuètes, des morceaux issues d’explosion de fusée (une explosion d’un engin peut engendrer des milliers de débris)… De plus le nombre de fragments augmentant, les collision entre ces deniers deviennent de plus en plus fréquentes, ce qui engendre de nouveaux débris. Des projections informatiques montrent que leur nombre a atteint un point critique qui fait qu’ils vont entrer en collision et créer de nouveaux débris, augmentant encore les risques d’endommager les engins spatiaux, tels que les satellites en opération, les fusées ou encore la station spatiale internationale (ISS).

Notre planète est enrobée d’une déchetterie flottant dans l’espace. Environ 70% des débris encombrent l’orbite terrestre basse qui s’étend jusqu’à 2000 km d’altitude, mais un deuxième anneau s’est formé à 36 000 km d’altitude, sur une orbite utilisée surtout pour les satellites de communication.

Cela fait peser une menace de plus en plus grande sur les satellites et les astronautes.
En effet, en orbite, un objet ne serait-ce que du poids et de la taille d’une miette de pain allant à 30 000 kilomètre/heure, possède une pénétration comparable à celle d’une balle de fusil. En 1996 le satellite français Cerise avait été endommagé par un fragment d’une fusée Ariane.

Les débris orbitant en altitude suffisamment basse finissent par retomber. Freinés par l’atmosphère, leur vitesse diminue jusqu’à ne plus être suffisante pour pouvoir orbiter. En 1997, un réservoir d’une fusée delta 2 a atterri au Texas.

Toutefois au sol les risques sont nettement plus faibles, la majeure partie des fragments entrant dans l’atmosphère sont carbonisés par la chaleur due aux frottements avec l’air. Par contre, des débris de taille non négligeable sont parfois retrouvés sur Terre et des prévisions sont faites régulièrement par les organismes de surveillance, même si la probabilité de causer des dégâts est faible.

Suite à différentes conférences sur le sujet, plusieurs propositions ont été faites pour rabattre les débris vers l’atmosphère terrestre (remorqueurs automatisés, balai laser, gigantesques boules d’aérogel pour absorber les impacts, corde électrodynamique…). Cependant le cout de telles opération de nettoyage reste encore trop élevé. Le principal effort est porté sur la prévention des collisions par la surveillance des plus gros débris et les mesures contre la création de nouveaux.

D’autres idées impliquent la création d’une « décharge » orbitale où seraient rassemblés les plus gros objets afin d’éviter les collisions et de stocker ces ressources de matériaux pour le futur.

Mais pour le moment il est plus rentable de fabriquer des engins munis de protection adaptés. L’ISS par exemple est équipée de boucliers spatiaux, qu’il faut régulièrement changer du fait qu’ils soient endommagés par ces objets.

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