Atterrir à Colombo n’a rien d’anodin : c’est le point de départ d’un voyage où chaque étape dévoile une facette du Sri Lanka que l’on n’imagine pas avant de l’avoir foulée. L’île, tapissée de plantations de thé, hérissée de temples et bordée de plages à couper le souffle, se révèle à qui prend le temps de s’y perdre deux semaines durant.
Première étape : Colombo
Arrivée à Colombo
Tout commence à Colombo. La capitale accueille avec son énergie franche : rues bourdonnantes, marchés en effervescence, temples vivants de couleurs. Un détour par Galle Road, une balade dans Pettah offrent déjà un premier aperçu éclatant du pays.
Pour s’imprégner de l’ambiance, rien ne vaut la visite du temple Gangaramaya où se mêlent statues et offrandes dans un dédale inattendu, suivie d’une pause ombragée au Viharamahadevi Park. C’est aussi ici que l’on découvre la cuisine cinghalaise avec hoppers tout juste dorés ou un curry relevé. Les premiers parfums ouvrent la voie au reste du périple.
Deuxième étape : Anuradhapura
Le cœur historique du Sri Lanka
Depuis Colombo, cap vers Anuradhapura. Cette cité regorge de ruines majestueuses ; les dagobas dominent l’horizon, les palais millénaires racontent leur histoire sous le regard de l’arbre Sri Maha Bodhi, contemporain d’Alexandre et témoin de la ferveur locale.
Ici, la sérénité s’installe au fil des visites. Le temple de Ruwanwelisaya ou encore Jetavanarama, impressionnent et invitent à ralentir. Assister aux moments de recueillement des pèlerins donne corps à la spiritualité qui imprègne la région.
Troisième étape : Sigiriya
L’aplomb du rocher du lion
Poursuivre jusqu’à Sigiriya, c’est faire face à une falaise de 200 mètres, isolée dans la jungle. Un bloc de roche où se dresse ce qui fut jadis une citadelle fascinante. La montée, sportive mais accessible, se mérite, mais elle offre à chaque marche une vue renversante sur la végétation et les jardins géométriques taillés au cordeau.
Les fresques des Demoiselles, perchées à mi-hauteur, témoignent de l’opulence passée. Sigiriya pulvérise bien des idées reçues sur la culture cinghalaise, tant son raffinement tranche avec l’aspect rugueux du rocher.
Quatrième étape : Kandy
Kandy, son lac et sa ferveur
Direction les collines et la ville de Kandy. En chemin, Dambulla retient le voyageur. Cinq grottes, des dizaines de statues de Bouddha : ici, l’atmosphère suspend le temps. Arrivé à Kandy, le Temple de la Dent concentre toute la vie religieuse. La ville file le long du lac, entre marchés d’épices, étoffes colorées et senteurs entêtantes.
Kandy marque un tournant : on entre dans un autre Sri Lanka, plus vert, plus frais, où les plantations de thé s’étendent à perte de vue. Prendre le temps de s’y attarder, c’est augmenter ses chances de rencontres inoubliables.
Cinquième étape : Ella
Dans le vert des montagnes
Pour rejoindre Ella, emprunter le train reste l’option la plus saisissante. Le convoi avance lentement, traversant des paysages d’une variété étonnante : rizières lumineuses, forêts d’eucalyptus, ponts surplombant la vallée.
À Ella, chaque sentier promet une nouvelle perspective. Gravir Little Adam’s Peak ou longer le pont à neuf arches sont deux classiques à ne pas manquer. L’air y est vif, le temps s’étire, et les petites maisons de thé rythment les journées de marche.
Sixième étape : Yala
L’appel de la vie sauvage
Cap au sud-est vers le parc national de Yala. Ici, la nature s’exprime sans filtre : éléphants en liberté, paons affichant leurs couleurs, léopards se faufilant au petit matin. L’alternance des paysages, entre savane, lacs et forêts sèches, renouvelle l’émerveillement à chaque virage de piste.
Réserver son safari à l’avance facilite l’expérience, un guide local ne se contente pas de pointer les animaux, il raconte la jungle et ses secrets. Suivre ses conseils laisse entrevoir une tout autre dimension du Sri Lanka.
Septième étape : Mirissa
Plages et horizons marins
Après la poussière de Yala, Mirissa s’étale en bandeau doré au bord de l’océan. Les cocotiers s’inclinent sur la plage, proposant leur ombre aux amateurs de baignade ou de repos simple.
Mirissa sert aussi de base pour partir à la rencontre des baleines et dauphins. Ceux qui tentent l’expérience repartent souvent avec un souvenir vif : croiser une nageoire bleue à l’aube change la perception de la mer. De retour au rivage, poissons à la braise et fruits de mer prolongent la parenthèse marine jusque tard dans la nuit.
Huitième étape : Galle
Le fort, mémoire vivante
Pour le final, Galle laisse un goût de voyage dans le temps. Derrière les remparts bâtis par les Hollandais, la ville dévoile des rues pavées bordées de galeries, de vieilles demeures, d’églises préservées.
Un café sous une véranda, une promenade sur le chemin de ronde, une halte imprévue dans une échoppe : chaque détail a sa propre résonance. Ici, la lenteur s’apprivoise, et l’histoire se vit à hauteur de regard.
Conseils pratiques pour réussir son voyage
Quelques points de vigilance et astuces simples permettent de vraiment tirer parti d’un tel séjour et d’éviter les mauvaises surprises :
- S’adapter au climat : chaque région impose ses propres saisons. De décembre à mars, la météo offre le meilleur compromis pour explorer l’ensemble de l’île, mais selon votre itinéraire, d’autres créneaux méritent d’être étudiés.
- Voyager autrement : choisir des hébergements respectueux de l’environnement, emprunter les trains et bus locaux, limiter l’emprunte carbone. Une façon concrète de préserver la richesse de l’île.
- Adopter un comportement responsable face à la faune et la flore : observer sans toucher, garder ses distances durant les safaris et refuser les expériences qui exploitent les animaux.
- Mieux organiser ses déplacements : pour les trajets de train prisés comme entre Kandy et Ella, la réservation anticipée évite bien des complications. Louer un véhicule avec chauffeur reste une excellente manière de gagner en liberté.
- Garantir ses réservations : en haute saison, mieux vaut s’y prendre tôt. Les comparateurs en ligne facilitent la recherche du bon rapport qualité-prix pour hôtels et activités.
- Découvrir la richesse de l’assiette sri-lankaise : le rice and curry se décline sur tous les tons. Les palais sensibles aux épices peuvent commander des versions moins relevées pour profiter pleinement de chaque repas.
- Veiller à sa santé pour voyager l’esprit léger : carnet de vaccination à jour, trousse de premiers soins, eau en bouteille et prudence sur la fraîcheur des plats apprécient l’expérience sans désagrément.
- S’ouvrir à la culture locale : quelques mots en singhalais ou en tamoul, un sourire échangé, laissent souvent place à des discussions inattendues et des moments précieux.
Envie d’aller plus loin ? Pour découvrir ce que le Sri Lanka a de plus intime, un circuit de deux semaines au Sri Lanka compose un itinéraire où chaque journée surprend. On rentre rarement indemne d’un tel voyage : la mémoire gardera toujours, quelque part, la lumière des plantations au petit matin ou le rugissement discret d’une jungle à peine éveillée.

