Voyager vers Mars

Avec nos moyens actuels, un simple aller vers la planète rouge prendrait entre 6 et 9 mois. Or l’homme n’ayant pas séjourné plus de 14 mois dans l’espace, on ne connaît pas encore bien l’influence de certain facteurs sur l’organisme humain.

Avant tout, à bord de la fusée ou du vaisseau dans l’espace, il faut savoir que la gravité est nulle.
La valeur de la pesanteur terrestre nous a formé comme nous sommes.

Cette absence de pesanteur peut provoquer un disfonctionnement de l’oreille interne. Ce qui se traduit par divers symptômes allant du simple mal de tête au vomissement (due à la sensation de nausée).
C’est-ce qu’on appelle le mal de l’espace. Généralement il est temporaire et l’organisme finit par s’adapter à ce nouvel environnement. Ce mal de l’espace touche environ un astronaute sur deux et dépend des gens. Vient après le problème de la réadaptation à l’environnement terrestre (et extra-terrestre) car soumis à une pesanteur, il devient difficile de maintenir une posture correcte, surtout en ayant les yeux fermés (les astronautes ressentent des vertiges).

D’autres problèmes concernent :
-La fragilisation des os. Sous la gravité zéro la colonne vertébrale grandit et le calcium ainsi que certains sels minéraux dont le phosphore quittent les os, ce qui fragilise ceux-ci.
-L’atrophie musculaire. Sur terre les muscles ont pour fonction de s’opposer à la gravité. En l’absence de cette dernière ils ne servent plus à rien et commencent donc à s’atrophier (comme si on restait immobile pendant une longue durée).

– La modification du fonctionnement de l’appareil cardio-vasculaire.
-La diminution du nombre de globules rouges et blancs (donc du système immunitaire).
-La diminution du volume pulmonaire du système respiratoire.

Il y a aussi le risque d’irradiation. Dans l’espace, les astronautes pourraient être exposés à des rayonnements particulièrement dangereux. Les risques de cette exposition sont nombreux : mutations, cancers, diminution de la durée de la vie, cataracte…

De plus un environnement sans changement et pauvre en stimulus affecterais considérablement l‘ensemble de l‘équipage tant au niveau individuel que collectif : baisse de dynamisme, diminution des capacités intellectuelles (donc de la productivité et des compétences ), augmentation de l’hostilité envers les collèges et les supérieurs, irritabilité, fatigue, anxiété, repli sur soi-même, dépression, comportements impulsifs…

Comment faire face à tout ces problèmes? Établir une gravité artificielle permettrait de supprimer les principaux inconvénients d’un vol de longue durée dans l’espace.

Mais aussi le moyen de rendre le trajet plus agréable et moins dangereux serait d’aller plus vite. Ainsi l’importance de ces problèmes se retrouverait réduite.

Pour aller plus vite, le vaisseau spatial devra être équipé de systèmes de propulsions beaucoup plus puissants que ceux actuellement employés (réacteur nucléaire, moteur ionique, voile solaire).

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