La pollution lumineuse, phénomène qui dérange l’observation du ciel nocturne

La pollution lumineuse est un terme qui fait référence à la lumière artificielle et à ses conséquences indésirables sur la faune, la flore, les écosystème voire la santé humaine (dont la perturbation du sommeil).

Elle a comme sources physiques la lumière artificielle perdue ou réfléchie, émise par des sources fixes et permanentes telles que les luminaires des villes, des ports, des aéroports, des parkings, des routes, des installations… ou bien des sources mobiles comme les phares de voiture.

La plupart des animaux nocturnes ou partiellement nocturnes sont perturbés par tout éclairage artificiel, au point de parfois disparaître de leur habitat quand il est éclairé.

Les espèces les plus visiblement touchées sont les oiseaux migrateurs dont les deux tiers migrent de nuit.

Non seulement cette lumière est de l’énergie perdue mais en plus elle se disperse là où elle ne devrait pas aller.

Par extension, l’expression « pollution lumineuse » a souvent été utilisée pour désigner le halo lumineux urbain qui en est un indice. Ce halo est produit par la lumière « utile » ou plus souvent inutile « perdue » dispersée ou réfléchie par les molécules de certains gaz et les particules en suspension dans l’atmosphère terrestre. Ainsi se forme un halo lumineux diffus qui en augmentant la luminance générale du ciel masque la vision de la voûte céleste et donne une couleur orangée à brunâtre au ciel nocturne.

Les zones qui sont le moins affectée par cette lumière artificielle rendent l’observation des étoiles plus faciles (comme par exemple dans le département du Lot).

La prévention de cet excès de lumière indésirable consiste à adapter la politique d’éclairage aux nécessités réelles. De telles politiques, mises en place dans des municipalités, peuvent contribuer à une économie d’énergie électrique et ainsi à la rentabilisation des moyens mis en place pour la lutte contre la pollution lumineuse. Par exemple, la ville de Lille a ainsi fait 35 % d’économies en un an, tout en éclairant mieux, grâce à des lampes et luminaires plus « éco-performants ».

La réduction de la pollution lumineuse passe par différentes solutions dépendant de la source principale de pollution dans l’environnement considéré.

Un petit rappel : la pollution n’est pas une question de présence d’un élément (dans ce cas présent la lumière pendant la nuit) mais de quantité de cet élément. La lumière a toujours été présente, même la nuits (lune, étoiles), mais la vie y est habituées depuis des milliards d’année. Et une modification brutale de cette luminosité ne peut avoir que des impacts négatifs sur l‘environnement.

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