Nous allons gagner une seconde

Entre le 30 juin à 23h 59 minutes 59 secondes et le 1 juillet à minuit, il ne s’écoulera pas une mais deux secondes.
En application de la circulaire du Service International de la Rotation de la Terre (IERS) une seconde intercalaire sera introduite dans les échelles de Temps Universel Coordonnée
En 1972, une conférence internationale avait adopté le « Temps universel coordonné » (ou UTC), calculé dans 70 laboratoires du monde entier par 400 horloges « atomiques ». La seconde est définie par le rythme d’oscillation d’un atome de césium.

Le temps atomique a pour avantage d’être précis mais diffère de quelques fractions du temps défini par la rotation de la terre.

On va donc réajuster la durée de rotation de la terre sur elle-même par rapport à l’horloge atomique, en ajoutant une seconde.

À cause de la Lune et de la dissipation d’énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue, ce qui veut dire que la durée d’une journée terrestre augmente.

Il y a environ 300  millions d’années, une journée sur Terre valait seulement 22 heures.

La durée du jour augmente au rythme d’environ 2 millisecondes par siècle. Cela ne représente rien, mais si on additionne le nombre de millisecondes supplémentaires, en l’espace de 30 ans on gagne 22 secondes.

Ce changement semble rendu de plus en plus indispensable par le fonctionnement des réseaux, aussi bien de télécommunication que de navigation par satellite, comme le GPS américain, le BeiDou chinois le GLONASS russe ou l’Européen Galileo. En effet, ces réseaux ont besoin d’une synchronisation au niveau de la nanoseconde.

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